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Position de Rachad à propos de la grave crise politique en Algérie

Communiqué

Position de Rachad à propos de la grave crise politique en Algérie


4 mars 2014

Le mouvement Rachad a, par le passé, explicité les conditions qui devaient être réunies pour garantir des élections libres et transparentes. Le mouvement Rachad considère que les prochaines élections ne remplissent pas ces conditions, pas seulement à cause de la fraude pressentie le jour du scrutin, mais aussi en raison de l'impasse politique que connaît le pays en raison des pratiques systématiques qui entravent l'action politique légitime et des législations abusives concernant les droits à l'association, à l'expression et aux manifestations.

Les conflits et les « prises de bec » au sommet du pouvoir montrent que les clans du régime ne sont pas arrivés à un consensus, comme à l'accoutumée, pour désigner le " candidat du pouvoir". Rachad n'accepte pas dans ce contexte que les Algériens soient sommés de prendre cause pour l'une ou l'autre des parties en conflit. Le Mouvement fait porter à la fois au président et son entourage ainsi qu'au DRS l'entière responsabilité pour les conséquences catastrophiques pour le pays de la crise actuelle. Rachad considère que le salut de l'Algérie réside dans une rupture avec "l'État-DRS» qui a amené Bouteflika au pouvoir et qui doit donc assumer avec lui la responsabilité de la situation actuelle.

Le mouvement désapprouve que M. Abdelaziz Bouteflika brigue un quatrième mandat parce que sa candidature ne profite en fait qu'à la communauté de parasites et opportunistes qui gravitent autour de lui et dilapident les biens publics, menant par là le pays à la vassalité et à la désintégration sociale . Il est aussi indécent de la part de M. Bouteflika de s'agripper ainsi au pouvoir alors que son état de santé est totalement incompatible avec la fonction présidentielle. Cependant, le mouvement Rachad estime que le rejet d'un quatrième mandat pour M. Bouteflika exige également de s'opposer à la mainmise du DRS sur la vie politique ainsi qu'à la culture du coup d'Etat militaire dans la résolution des divergences politiques.

Le mouvement de Rachad considère que les élections supervisées par le régime actuel appellent à la position de "non - participation", car ce qui est requis en fait n'est rien moins qu'un changement réel de la nature d'un régime qui ne peut en aucun cas être le garant d'un processus électoral libre et à en accepter le résultat.

Rachad appelle la classe politique algérienne qui refuse la situation actuelle à se rassembler dans l'immédiat autour d'​un projet national visant à mettre en place une phase de transition basée sur un consensus et un compromis qui garantiraient la transition effective vers un Etat de droit en engageant des réformes profondes et réelles du système de gouvernance en Algérie. Aussi, nous appelons à la concrétisation des objectifs intermédiaires suivants qui restent sujets à l'enrichissement : 1 ) prendre une position unifiée rejetant les dérives d'un pouvoir qui menace l'Etat algérien et mobiliser tous les Algériens pour une action citoyenne pacifique et rassembleuse qui mettrait fin à la crise et poserait le socle de l'Etat de droit ; 2 ) la mise en place d'une coalition nationale pour la phase de transition ; 3 ) définir les étapes de la phase de transition ; 4 ) l'adoption d'un plan d'action pour atteindre ces objectifs .

Secrétariat du Mouvement Rachad

4 mars 2014

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