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16% est le vrai taux de participation à la parodie d'élections du 9 avril 2009

L'annonce, aujourd'hui, des résultats "officiels" du scrutin organisé hier par le régime d'Alger démontre encore une fois l'absurde et la dérive d'un pouvoir personnalisé qui, pour satisfaire l'égo du candidat "indépendant", n'hésite pas à nous présenter, toute honte bue, des chiffres dignes de la "république démocratique et populaire".

Cette sombre page de l'histoire de notre pays montre que Bouteflika ne peut survivre que comme président, "élu avec 90% des voix", dans le cadre d'une constitution taillée, hâtivement et sur mesure, par des "députés" soudoyés.

La centaine d'observateurs étrangers (Ligue des Etats Arabes, Union Africaine et Organisation de la Conférence Islamique) ne pouvait, en plus des réserves exprimées à leur encontre, en aucune manière couvrir les 47000 bureaux de vote. Il y a eu fraude et bourrage des urnes et ceci d'une manière systématique et à grande échelle.

Rachad avait annoncé le 6 avril 2009, comme rapporté par la presse, que le pouvoir allait "annoncer un taux de participation entre 70% et 75%, et une victoire du candidat Bouteflika avec un score de 90%, suivi en deuxième position par Mme Hanoune". Nos prédictions, basées sur nos sources dans les plus hautes sphères du pouvoir actuel, se sont avérées d'une exactitude indiscutable.

Nous sommes en mesure d'annoncer aujourd'hui que nos sources et différents éléments dont nous disposons indiquent que le taux de participation réelle a été de 16%. Par contre, les les scores relatifs des six candidats, tels qu'annoncés par M. Zerhouni, ne sont pas loin de la réalité.

Cette parodie d'élections montre clairement que le pouvoir actuel ne permettra aucun changement de régime à travers les institutions qu'il a mis en place. Il se permet aussi de choisir l'opposition qui lui convient et qui ne sert que d'alibi pour se donner une façade démocratique.

Cette situation ne fait que renforcer le bien-fondé de la stratégie de changement prônée par Rachad. Un tel changement, devenu vital pour l'Algérie, ne peut à l'évidence prendre forme à travers le système politique imposé par le régime algérien actuellement.

Nous appelons tous les Algériens et Algériennes à se joindre à ce processus de changement que l'on veut radical, responsable et non-violent. Le pouvoir actuel ne mérite même plus d'être critiqué ; il appartient à l'opposition sincère et œuvrant pour le bien de notre pays de faire preuve de sens de responsabilité et de fédérer ses forces pour initier le changement tant attendu.

Secrétariat de Rachad

10 avril 2009

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